Quelques secondes plus tard, une femme aux cheveux roux, tenant sa fille dans les bras vint lui ouvrir.
- Bonjour, que puis-je faire pour vous ? demanda-t-elle poliment.
Les craintes de Carlos se confirmaient bien ! Le panneau « vendu » n’était pas ici pour le plaisir des passants.
Se ressaisissant tant bien que mal de la nouvelle, il s’éclaircit la voix d’un raclement de gorge et dit d’une voix mal assurée :
- Je… Je suis à la recherche d’une jeune femme, Marilyne Grobban. Elle habitait ici avec son mari il y a quelque temps.
La femme parut réfléchir quelques instants en fronçant les sourcils.

Finalement, elle secoua la tête de gauche à droite, un air navré au visage.
- Je suis désolée mais… je ne crois pas avoir entendu parler de femme ! C’est un monsieur assez âgé qui s’est occupé de vendre la maison. Il disait qu’elle était bien trop grande pour une personne seule…
- Vous en êtes certaine ? demanda Carlos plein d’espoir.
- Oui, oui tout à fait ! En revanche…
Elle hésita quelques secondes et reprit en regardant le sol :
- Je crois que le monsieur était en pleine instance de divorce ! Mais je ne peux vraiment pas vous en dire plus ! C’est mon mari qui m’en a touché un mot, mais vous savez, les histoires des autres m’importent peu !
Perplexe Carlos la remercia gentiment.
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