Ce n’est qu’en pénétrant dans le bureau du gérant, une demie heure plus tard, que sa déception fut la plus grande.
- Tu pensais vraiment qu’il serait là ? Pauvre conne ! se dit-elle intérieurement. Cet homme t’a complètement zappé de sa vie… Oublie-le !!!
- Bonjour Caroline ! la salua son patron.
- Bonjour monsieur.
Elle avança prudemment dans le bureau, redoutant ce que Monsieur Adams avait à lui dire. Elle réfléchit à ce qu’elle avait pu faire dernièrement. La dernière fois qu’il l’avait convoqué dans son bureau, c’était pour lui dire qu’il était au courant pour le chèque… Heureusement que Mike était arrivé à temps pour la sauver… Malheureusement, aujourd’hui elle était seule…
- Je vous en prie, entrez, ne prenez pas cet air effrayé ! Je ne vais pas vous manger ! lui dit Adams, essayant de faire un peu d’humour.
Mais ce n’était apparemment, pas du gout de Caroline.

Elle se contenta de le regarder bizarrement et de s’approcher vers la main qu’il lui tendait si… sournoisement… elle savait qu’il ne l’appréciait pas !
- Vous avez bonne mine aujourd’hui, il faut que vous me donniez votre remède ! Je suis surmené avec le travail à l’hôtel ! ajouta-t-il après quelques secondes.
- Il n’y pas de remède miracle, c’est le chômage qui fait cet effet ! lui répondit-elle sur le même ton.
Il fit une grimace, et se retourna en lâchant la main de caroline.
- Asseyez-vous, ne restez pas debout !

Il se dirigea vers son bureau et s’y installa, voyant que Caroline ne réagissait pas, il lui désigna la chaise libre devant son bureau et d’un signe de la main, la pria de s’asseoir…
- Pourquoi ne pas me dire directement où vous voulez en venir ? Je vous ai dit que ma mère était seule à la maison, j’ai peur qu’il lui arrive quelque chose !
- Votre mère est adulte et vaccinée, elle saura s’occuper d’elle-même, maintenant je vous demande de vous installer face à moi et d’écouter tout ce que j’ai à vous dire, lui répondit-il légèrement excédé. Vous perdez du temps à agir de la sorte, dépêchez-vous qu’on en finisse tous les deux !
Elle regarda la chaise et s’y installa à contrecœur.
Autant l’écouter si elle voulait partir…
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