Accueil Date de création : 04/03/07 Dernière mise à jour : 23/11/08 00:45 / 889 articles publiés
 
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660  (Histoire) posté le vendredi 19 octobre 2007 00:19

 

Retour au présent.

 

Ahhh le bon vieux temps… On en a partagé des moments comme ça Jenny et moi…

 

-       C’est vraiment très intéressant ce que tu racontes mais… pourrais-tu en venir aux faits s’il te plaît Avril ? me dit Lluvia en me tirant de mes pensées.

-       Oh ! Oui bien sûr !

 

Elle est pas gênée celle là ! Elle m’a saoulé avec ses détails à la con et quand c’est moi qui m’y mets… Faut que j’abrège ! Non mais c’est pas possible ça ! Bref…

 

-       Je disais donc que…

 

 

…Jenny s’est chargée de me maquiller, et de m’habiller comme il fallait. Le résultat était d’ailleurs surprenant… Mais je ne vais pas m’étendre dessus… N’est ce pas ?

 

-       Tu es magnifique ma puce !

-       Merci !

-       J’espère que tu vas le faire craquer !

-       Il a déjà craqué ! répliquais-je en éclatant de rire.

 

C’était vraiment le genre de conversation que je pourrais pas tenir aujourd’hui ! « Oh mon chéri m’a appelé aujourd’hui ! » « Non !!! » « Si !!! Il m’a même dit je t’aime ! » « Oh waw ! T’as trop de chance ! » « Ouais je sais ! »… bref, je vous passe les détails…

 

Fin prête, je suis retournée dans ma chambre.

 

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661  (Histoire) posté le vendredi 19 octobre 2007 00:23

 

Trois heures plus tard. J’étais toujours dans ma chambre. Attendant qu’Adriano daigne enfin sonner chez moi. Je lui avais donné RDV ici, car je voulais le présenter à mes parents. Je voulais qu’ils sachent qui était l’homme qui occupait l’espace dans mon cœur.

 

M’étant assoupie sur le canapé dans ma chambre, je me relevai et déclarais à jenny d’une voix triste :

 

-       Il ne va pas venir… Je le sens Jenny !

 

 

Jenny, qui était allongée sur mon lit vint vers moi et s’installa à mes côtés.

 

-       Ne dis pas de bêtises ! Tu sais très bien qu’il t’aime !

-       Oui, mais ça fait 3 heures que j’attends ! Je sais qu’il ne va pas venir ! Pourquoi il ne m’a pas appelé ?

-       Il a peut-être eu un empêchement ? Qui sait ! déclara Jenny.

-       Tu penses qu’il a fait un accident c’est ça ? Dis-le !

-       Tu deviens paranoïaque ma chérie ! dit-elle en m’attrapant les mains. Calme-toi et respire un bon coup. Ton chéri va arriver.

 

Elle avait l’air tellement confiante… J’ai été obligée d’y croire ! Au fond de moi-même, je voulais qu’elle ait raison !
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662  (Histoire) posté le vendredi 19 octobre 2007 00:26

 

Une heure plus tard, alors que je m’apitoyais sur mon sort. J’entendis le téléphone de la maison sonner. Je descendis les marches quatre à quatre…

 

-       C’est pour moi !!! Ne prenez pas ! criais-je à l ‘attention de mes parents.

 

Mon cœur battait la chamade, autant à cause de ma course effrénée qu’à cause de la peur qu’Adriano soit à l’hôpital dans un sale état. Quand je vis que ma mère répondit au téléphone… Elle parlait à voix basse… Puis son visage se décomposa. Et là je compris que quelque chose de grave était arrivé. Mon cœur ne battait presque plus…

 

-       Oh mon Dieu… soufflais-je à voix basse. Non, non pas lui…

 

 

Je tendis l’oreille pour savoir ce qui se disait entre ma mère et son interlocuteur. Elle parlait tellement bas que je n’entendis que quelques bribes de conversation…

 

-       Oh non… New York ?... parents… Mon Dieu… Comment… annoncer ? Très bien… Je lui… message… Merci… Au revoir…

 

Elle raccrocha le téléphone et resta le dos tourné quelques instants. Elle soupira longtemps, puis sans me regarder, me pria de m’asseoir sur le canapé.

 

-       J’ai quelque chose de très important à te dire Avril, assieds-toi près de moi.

 

Je m’attendais au pire… je croyais vraiment qu’il était arrivé quelque chose à l’homme que j’aimais… retenant mes larmes, je me suis dirigée vers elle, afin de m’asseoir sur le canapé qu’elle occupait.

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663  (Histoire) posté le vendredi 19 octobre 2007 00:37

 

Elle resta silencieuse un moment, puis prit enfin la parole.

 

-       Écoute, ma chérie, je suis désolée…

 

A ce moment, le monde autour de moi s’écroula. Je savais que j’avais perdu Adriano… Mais pas de la manière dont je pensais.

 

-       Est-ce qu’il va s’en sortir ? demandais-je d’une petite voix.

-       Mais de quoi me parles-tu ?

-       Ad… Adriano… Il a fait un accident ? C’est ça ? C’est pour ça qu’il n’est pas venu ? repris-je la nouée.

 

Ma mère éclata de rire face à ma détresse.

 

-       Ah si seulement ce ne pouvait être que ça ! avait-elle déclaré.

 

Je me rappelle que ce « QUE ça » m’avait marqué… Ainsi, mon bonheur n’avait aucune importance pour elle ? Je le compris à sa façon de réagir. Elle était froide. Comme si elle annonçait qu’elle partait en voyage.

 

 

Après quelques minutes, elle reprit.

 

    Non, il n’est pas mort. Il t’a quitté ! Il est retourné vivre à New York. Pour voir sa fiancée. Ses parents ont arrangé le mariage pour dans deux semaines. Il m’a demandé de te transmettre ce message, mot pour mot : « J’ai passé d’agréables moments en ta compagnie. Tu m’as été d’un grand réconfort. Grâce à toi j’ai passé des vacances super cool ! Que je m’empresserai de raconter à mes potes. Peut-être que je leur dirai de passer un de ces jours ! Que tu t’occupes d’eux comme tu t’es occupée de moi ! Bref, ne regrette pas trop mon départ. Sache que je t’aimais… bien ! Ma fiancée m’attend à New York. Celle que j’aime réellement, celle avec qui j’ai envie de faire ma vie. Tu n’as été qu’une passade… Tu as désormais toute la vie devant toi ! à 16 ans je profitais pleinement de ma vie ! Fais-en de même. »

 

Ma mère s’est arrêtée sur cette phrase. Elle m’a regardé de ses grands yeux diaboliques. J’ai pu y lire toute la rage qu’elle éprouvait à mon égard.

 

 

Tandis que mon cœur se brisait en mille morceaux, que ma fierté tombait en miettes, que mes derniers espoirs s’envolaient, elle était là, à me regarder chavirer, sans rien tenter pour me soutenir… On aurait dit qu’elle était contente que je souffre.

 

J’ai détesté Adriano pour ce qu’il m’avait fait. C’était à cause de lui que ma mère me regardait comme ça.

 

-       Tu n’as que ce que tu mérites. Si seulement tu m’avais tenue au courant de ta relation, j’aurai pu te mettre en garde contre ce chenapan. Tu n’as voulu en faire qu’à ta tête ! comme d’habitude ! Assume tes actes maintenant ! m’a-t-elle dit alors que je sentais les larmes me monter aux yeux.

 

Je n’arrivais pas à croire qu’Adriano ait pu me quitter comme ça !

 

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664  (Histoire) posté le vendredi 19 octobre 2007 00:47

 

Tout était tellement… PARFAIT entre nous… Jamais je n’aurai pu croire qu’il soit l’un de ceux que je qualifierai aujourd’hui de « connard » !

 

-       Mais je l’aime moi !!! lui avais-je dis en éclatant en sanglot.

 

Elle se contenta de me regarder avec mépris.

 

-       Tout ça pour un homme ! Tu n’as pas honte ? Un homme plus âgé que toi ! Si ça se savait dans le quartier ! Tu serais la risée de tout le monde ! Un Hispanique qui plus est !

 

Ma mère avait des tendances un peu racistes…

 

-       Hors de ma vue ! Dégage de ce salon ! Je ne veux pas te voir entrain de pleurer pour cet homme ! Monte dans ta chambre !

-       Je te déteste ! lui avais-je répondu.

 

C’était la première fois que je disais à ma mère que je la détestais. Ce qui n’était pas faux ! Mais je détestais aussi Adriano.
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