Se rappelant qu’il y avait un autre papier avec le chèque, elle délaissa le premier et se saisi de la lettre…
« Voilà un chèque pour toi. Pour compenser le fait que je ne t’embauche pas. Tu pourras subvenir aux besoins de ta mère et aux tiens. Accepte-le sans broncher. Si tu refuses, j’ai demandé tes coordonnées bancaires à Monsieur Adams, je ferai un virement d’ici une semaine. A compter de la date où tu liras ceci. Bonne chance pour la suite. Mike. »
Caroline serra les poings avec force, comment s’empêcher de haïr une personne qui agissait ainsi ? Elle ne comprenait pas pourquoi il faisait cela. La prenait-il pour une fille de joie ? Oser la payer ?
N’en croyant pas ses yeux, elle relut plusieurs fois la lettre et regarda le chèque au moins une bonne dizaine de fois.
- Vous direz à Monsieur Mendez que je ne veux pas de son présent. Qu’il peut se le foutre où je pense ! dit froidement Caroline à l’adresse du gérant de l’hôtel.
- Mais…
- Il n’y a pas de mais, je ne veux plus entendre parler de cet homme. Je ne veux rien de sa part. Je veux que vous lui fassiez passer le message. C’est bien compris ? demanda-t-elle toujours aussi calmement.
Monsieur Adams se demanda ce qui l’effrayait le plus dans le comportement de Caroline, son attitude froide, son ton sec, ou encore la lueur de haine qu’il voyait briller dans ses yeux… Il ne put répondre à cette question. Les trois choses étaient bien trop effrayantes à son goût.
- Très bien, je le lui dirai.
- Merci, répondit-elle simplement.
Puis elle s’en alla. Et emprunta la porte de sortie, jetant au passage, la lettre et le chèque coupés en deux.
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